La rétrographie du Dr Gordon : Michael Jackson


MARQUEE michael jackson moonwalkerBonjour, aujourd’hui je vous propose une rétrographie un peu particulière car hors du temps, voire éternelle. Ce 29 août, PSB a décidé de rendre hommage et de célébrer l’anniversaire du personnage le plus important de la pop culture, l’artiste ultime, le seul super héros transformable à avoir vécu sur Terre comme dans un jeu vidéo, en oubliant malheureusement qu’il n’avait qu’une seule vie.

Il y a 57 ans, celui que tout le monde connaît, Michael Jackson, l’artiste Pop ultime, poussait son premier cri. L’homme qui a dépassé les bornes par ses records, ses scandales et son mode de vie, nous a fait rêver en illuminant les dalles et en faisant briller ses apparitions explosives et pailletées comme la plus belle des PSB.Michael Jackson Sega 3

Entré dans le show-business en se faisant adopter par la famille musicale cloisonnée des blancs comme dans la série Arnorld et Willy ; ce n’est peut être pas pour rien si les deux personnages s’appellent Jackson et que (dans la série bien entendu), Willy aura Janet Jackson comme petite amie, en l’épatant par ses talents de danseur. Arnold, le plus petit, tentera toujours des approches enfantines et infructueuses, illustrant à merveille la vie amoureuse du Roi de la Pop.

All screenshots are the copyright of their respective owners. This screenshot was taken from http://www.tepg.se owned by Krister Nielsen (info@wonderworks.se)Michael Jackson est le seul à avoir pu accomplir notre rêve à tous : vivre comme Ricky Schroder , la belle vie et le père cool en moins, dans sa maison pour grand enfant unique avec sa salle d’arcade personnelle et son petit train pour faire le tour de la propriété. En faisant apparaitre Ricky dans un de ses clips il nous a envoyé le message inconscient « ça c’est fait, à vous les gars, n’abandonnez pas vos rêves…un jour vous aurez une PSB ».
Son rêve de gamin gamer, Michael l’a accompli en devenant le personnage de plusieurs jeux vidéos, scellant une amitié contractuelle avec Sega et Sony, commençant avec l’adaptation ludique de son Ovni cinématographique entièrement à sa gloire : « Moonwalker ».
Ce jeu fut adapté à partir de 1989 sur plusieurs machines et supports différents, respectant à chaque fois le cahier des charges de la trame du film : libération d’enfants kidnappés, combat contre l’organisation du diabolique Francky Lideo (anagramme de son propre manager mafieux de l’époque), transformations diverses et bien entendu danses endiablées de notre héros sur une bande originale adaptant ses plus grands hits en mode chiptune funky binaire (Big up Molière et la langue Française), le tout dans son costume blanc emblématique de gentil gangster.

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23213_frontLa version arcade de SEGA est la plus impressionnante, avec sa 3D isométrique un peu déroutante mais très jouable, ses effets et son action ininterrompue, la possibilité de jouer à deux joueurs avec chacun un costume de couleur différente. Le super pouvoir qui force tous les assaillants à danser en chorégraphie est un pur moment de bonheur ainsi que la transformation en robot par le fait de toucher Bubbles le chimpanzé, offrant ainsi le grand écart rêvé par Darwin dans sa théorie de l’évolution.

moonwalkerarcade-9Si la version arcade est superbe, elle restait néanmoins coûteuse pour nos pauvres bourses, et à l’époque il n’y avait point de PSB dans nos intérieurs pour réaliser des économies. SEGA adapte donc une nouvelle fois Moonwalker dans des versions pour consoles Master system, Megadrive et Game gear, la plus fameuse et la plus incroyable pour l’époque restant la version Megadrive, superbement jouable, intuitive, avec des animations d’un Michael Jackson félin et souple, on avait vraiment l’impression de jouer dans un clip, le concept restant à peu près le même qu’en arcade avec des niveaux et des graphismes différents, proposant cette fois un jeu plus confortable en 2D horizontale avec une transformation unique en robot lors de la séquence finale du dernier niveau.

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Moonwalker version Amiga

Si les versions pour arcade et consoles SEGA sont les plus connues, les possesseurs de micro-ordinateurs n’étaient pas en reste car, ils pouvaient jouer à un jeu Moonwalker totalement différent et inédit. Disponible sur tous les supports, je vais m’intéresser à la plus réussie du jeu distribué par US GOLD : la version AMIGA.

L’intro du jeu reprenait à merveille celle du film avec les pieds de MJ exécutant de superbes pointes. Musicalement nous entrons dans la cour des grands car, là où les consoles adaptaient les chansons en chiptune, la version AMIGA proposait de belles digitalisations de boucles musicales, chaque niveau du jeu introduit par un petit dessin animé représentant une scène du film.
2emd409Le jeu, très difficile, propose uniquement 3 tableaux, le premier, vu du dessus, invite Michael à courir sur la musique et la respiration syncopée de son titre Bad, dans un labyrinthe de studios de cinéma, tout en évitant les fans et en collectant durant un temps limité les différents morceaux de son célèbre costume de lapin adoré des enfants pour ensuite enfourcher une moto et faire un dernier tour de piste dans ce dédale, avant de se transformer en voiture pour passer au tableau suivant (Si vous n’aimez pas ce scénario génial je ne peux rien pour vous).

Cette fois nous revêtons le costume de smooth criminal avec un visuel de jeu se rapprochant un peu de la version Megadrive où Michael, mitraillette à la main (AMIGA c’est pas pour les bébés), doit éliminer les méchants soldats tout en évitant les tirs afin de se transformer en robot pour le dernier tableau, adaptant la scène finale du film où, seul contre tous (façon Cabal de TAD pour les connaisseurs), il enverra missiles et obus contre cette armée, définitivement peu commode et s’envolera en vaisseau spatial vers d’autres aventures.sega-2

La suite des aventures vidéo-ludiques de Michael Jackson avec SEGA se fera encore en arcade en 1992 et lui fera devenir capitaine du vaisseau AS-1, invitant plusieurs joueurs à piloter un simulateur spatial sur vérins hydrauliques, en apparaissant sur des vidéos et guidant les joueurs vocalement.

Grand fan du hérisson mascotte de SEGA, MJ se verra proposer en 1993 de collaborer musicalement à Sonic 3, malheureusement, suite aux accusations dont il fut l’objet à l’époque, il ne fut pas crédité pour ne pas faire de remous dans cet univers tactile fort apprécié des enfants. Le secret étant rompu, aujourd’hui le monde peut enfin danser et chanter librement avec Michael et Sonic.

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Il faudra attendre l’an 2000 pour revoir MJ dans un jeu vidéo. Est-ce pour régler ses comptes à l’amiable avec SEGA qu’il apparaitra en personnage caché dans le jeu de boxe Ready to rumble 2 de MIDWAY ? Ultra fun et bien animé, c’est un vrai plaisir de refaire le nez de son adversaire à grands coups de gants de boxe pailletés sur Dreamcast et PS2. Il enchainera en 2001 musicalement et visuellement dans le super kitsch et vraiment trop Japonais Space Channel 5, jeu de danse synchronisé et de réflexes. Une suite paraitra l’année d’après.r2rr2_b2_790screen020

En 2002 MJ se fera entendre avec deux de ses célèbres chansons dans la bande sonore de Grand Theft Auto Vice City, disponible sur PS2, PC et XBOX.

Même disparu, le Roi de la Pop continue de faire jouer ses fans avec « the Michael Jackson experience » en 2010, jeu de danse adapté par UBI SOFT sur de multiples supports, Wii, Nintendo DS, PSP, PS3 et XBOX 360 avec une jouabilité adaptée au matériel de la console, Kinect, PSmove ou tout simplement les touches du pad, proposant cette fois, les chansons officielles du maître dans leur intégralité.

Michael-Jackson-The-Experience-BadLorsqu’on devient imité, voire pillé, c’est un signe de succès, Michael aimait énormément les jeux vidéo et la compétition ; la concurrence ne lui faisait pas peur car, à l’instar de PSB, il travaillait encore et toujours jusqu’à proposer le meilleur à ses fans. Accumulant les high scores et parfois les mauvaises parties, entrant dans les halls of fame de toutes sortes après avoir achevé tous les niveaux de sa carrière, il a vaincu tous les big boss du showbiz, sauf le dernier de sa vie : lui-même, son Nemesis incontrôlable.

435761_o5gXA2pDySR3nIBGyRxYZVWtkIl y a maintenant 20 ans, il nous a démontré dans son clip avant-gardiste « scream » que la phrase « le futur est dans le rétro » est tout à fait juste et plus que jamais d’actualité. Car, même lorsque la vie n’est pas facile il faut continuer à jouer et que, lorsque les humains seront eux-mêmes des extra-terrestres visitant d’autres planètes, ils joueront certainement encore à Pong sur une PSB, se souvenant de la planète bleue qu’ils aimaient tant.

Vies illimitées à tous.

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La Gordon Cab Retour vers le futur.

Jordane voulait la borne de ses rêves, on a d’abord réalisé son rêve, et miracle, il ressemble à une borne… Et pas n’importe laquelle ! Découvrez la Gordon cab Retour vers le futur la dernière réalisation de Ramady. 1 mètre 80 de nostalgie, de rêves et de puissance au service du jeu vidéo. Le futur est dans le rétro.
Vous aussi, comme Jordane, faites confiance à PSB.

Le Cinéma à la maison du Docteur Gordon.

Soif De Justice v2Aujourd’hui, pas de rétrographie, c’est cinéma à la maison, « home cinema » comme disent les jeunes, j’ai sorti ma VHS de « soif de justice », l’ai insérée dans mon magnétoscope, j’ai appuyé sur lecture et me suis confortablement installé.

La folie d’un film avec Jackie Chan ne sera jamais plus belle que sur mon téléviseur cathodique ressemblant à une cathédrale. Ma cathédrale de 1984, date de sortie du film, me fait vivre des Chinoiseries de haute voltige en version Française.

Le grand ( ?) Jackie Chan joue le rôle de Thomas, il vivote avec son cousin grâce à quelque chose qui fera fureur dans le futur : un food truck !

Nos deux héros sur-jouent comme les Musclés de Dorothée, ce qui les rend incroyablement sympathiques comme feu Framboisier et le gentil Minet. La musique du film vous rappellera (pour les plus vieux d’entre vous) vos goûters devant X-or (1) ou le générique d’une famille en or.

Entre deux gags de voisinage adultère et autres commandes de nems acrobatiques, Thomas et David (oui le cousin s’appelle David mais tout le monde s’en fout) vont rencontrer la sulfureuse Sylvia, fille de Gloria, amie de Paul, père de David et donc oncle de Thomas, c’est bon vous suivez ?soif-de-justice_415229_44823

Le tonton est interné dans un Hôpital psychiatrique (la séquence de l’horloge vivante (2) devrait d’ailleurs vous hanter pour plusieurs années comme le plus terrifiant des épisodes de Silent Hill) et il est visité par nos deux food truckers, c’est là qu’ils tomberont tous les deux instantanément sous le charme de Sylvia (3), que nous retrouverons pourtant quelques minutes plus tard dans les rues pour racoler des messieurs fortunés. Elle avouera ne pas se prostituer mais faire cela pour se venger de la gente masculine, dingue non ?

C’est alors qu’un mystérieux homme se faisant passer pour le père de Sylvia engage un détective raté (donc gros et idiot (4)) pour la retrouver. Sylvia aura juste le temps de se faire enlever par un gang de Chinois très décidés à en découdre par la baston (5).

Thomas et David découvriront l’abracadabrantesque histoire familiale qui a engendré tout cela : le chef du gang n’est autre que son demi-frère, le fils de l’homme qui viola Gloria et engendra Sylvia. Ça va ? Vous suivez toujours ? C’est dur hein ?

Le véritable papa de Sylvia étant décédé, un énorme héritage est sur le tatami, le demi-frère n’entend pas que sylvia chope à elle seule le magot.

Thomas et David vont devoir pénétrer la grande forteresse familiale pour mettre les poings sur les i du testament.

soif-de-justice_23178_13295Un film avec de la violence, de la prostitution rigolote et du viol (6), je ne dévoilerai donc pas la fin dégueulasse du film afin de ne pas choquer les plus sensibles d’entre vous.

Ce sera tout pour cette séance de cinéma à la maison, merci d’avoir lu, je vais maintenant me détendre en jouant un peu sur ma Gordon Cab de chez PSB et laisser le système choisir un jeu pour moi.

Ça tombe bien, il choisit un de mes jeux préférés, « KUNG FU MASTER », à mes yeux la racine du genre beat’em all, sorti en 1984 également, j’aime tellement cette année. Ce jeu faisait rêver mes dix ans.

L’histoire est simple, vous incarnez Thomas, dont la fiancée Sylvia vient d’être enlevée par un gang de Chinois très décidés à en découdre par la baston (7) et l’emmène de force par le gré de sa tignasse au sommet d’une forteresse, gardée par un mystérieux méchant ricanant.kungfumastersa

Ça vous rappelle quelque chose ? Sans doute parce que « Kung Fu Master » est en fait l’adaptation méconnue du film « soif de justice » par la société IREM.

Le jeu est tout aussi difficile que regarder le film d’une traite, voilà pourquoi vous n’arriverez certainement jamais à passer le deuxième niveau et apprendre toute l’histoire familiale pathétique. Pourtant tout est une question de rapidité et d’enchainements, vous avez le droit aux coups de pieds et poings, accroupis comme en suspension Chinoise, et vous devrez secouer efficacement et tendancieusement votre stick lorsque plusieurs méchants pixels viendront danser kolé serré contre vous et vous envoyer sur le parquet.

Ce jeu est idéal si vous avez passé une mauvaise journée, remplacez le gang de Chinois hostiles par votre feuille d’impôts ou votre patron intransigeant, par un portrait d’Andréas Lubitz (8) ou votre banquier fan de Gad Elmaleh, l’effet est garanti, vous distribuerez des pains et des buns gratuits, tout chauds sortis de votre food truck en laissant David, l’éternel oublié, à la caisse.

hqdefaultA chaque fois que vous êtes envoyé sur le tatami de la honte, un rire très très énervant vient vous persuader d’appuyer sur le bouton crédit aussi rapidement que George Clooney prononce le prénom Jean dans la Villa Nespresso, et de continuer encore et encore.

Voilà, je vous ai quand même rétrographié un jeu, ce sera mon cadeau de début d’année. Pardon ? Vous êtes en Mai 2015 ? Pas chez moi, je viens juste de fêter l’année 1985, cette année un film va sortir et s’annonce excellent : Retour vers le futur, je suis sûr qu’on en reparlera encore dans trente ans.

(1) Le shérif de l’espace.

(2) Tic tac tic tac tic tac…

(3) Procédé dit du “triangle amoureux”

(4) Comme le Sergent Garcia dans Zorro, qui n’est pourtant pas un Détective raté.

(5) Selon le principe du tricot dans la gueule.

(6) Mots horribles et indécents, à ne pas reproduire chez soi.
(7) Voir (5)

(8) Aurait pu jouer « Looping » dans l’agence tous risques.

La rétrographie du Dr Gordon Épisode II : Arkanoid

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Bienvenue pour cette seconde rétrographie qui sera, malheureusement, la dernière de l’année. Si vous n’êtes pas contents je vous invite à signer une pétition pour l’allongement de la durée légale du calendrier et ainsi ajouter un mois PSB intégralement férié. Bonne chance.

Aujourd’hui j’ai décidé de vous transporter en 1986 grâce à ma Gordon Cab et de… Quoi ? comment ça ? On ne change pas d’époque ? Parce que vous croyez que les voyages dans le temps sont aisés ? Si vous n’êtes pas contents vous pouvez remonter vous-même en 1986. Bonne chance.

Pour célébrer Noël je vais rétrographier un jeu explosant de couleurs et de boules : Arkanoïd, ça vous dit quelque chose ?

Arkanoid Arcade

En ces temps anciens ou l’imagination était Reine et Queen au top avec une sorte de magie (1); nous, les jeunes en culottes courtes (2) rêvions de science-fiction, d’hommes du présent pénétrants au cœur de machines fluorescentes du futur comme dans Tron ; de combats galactiques orchestrés par des maîtres Jedi et de téléphone longue distance créé par un gentil extra-terrestre à l’aide d’une dictée magique fournie par Texas instruments.

Le simple fait de jouer au tennis avec une casserole Tefal (3) pouvait être futuriste dans notre quotidien du passé alors cesse donc de rire, toi le jeune avec ton ardoise tactile. Imaginez un seul instant le choc émotionnel que pouvait provoquer la simple vision d’une capsule spatiale (semblable à une raquette) rescapée d’une catastrophe, projetant une boule destructrice visant à éliminer en face à face les briques multicolores de Doh (4), seigneur maléfique intersidéral. Le tout intégré dans une magnifique borne d’arcade sobre et sombre, équipée d’une étrange et néanmoins amie mollette de contrôle, dirigeant facilement votre vaisseau de gauche à droite dans des décors bleutés évoquants le monde fabuleux de Tron (j’insiste) (5).

Le principe du jeu de « casse briques » prend ici son envol grâce à TAITO, compagnie Japonaise qui n’a déjà plus rien à prouver dans le monde de l’arcade, une valeur sûre, créatrice de hits immédiats. A l’instar (wars ?) d’un « Pong » en solitaire, vous devez ici faire rebondir la boule dans tous les coins de l’écran pour détruire les mystérieuses briques qui libèreront, selon leurs couleurs, des bonus ou malus (allongement ou réduction du vaisseau, boules multiples, tirs lasers, vortex…) que vous devrez attraper au vol au risque de les perdre à jamais. Arkanoid_-_1986_-_Bootleg (1)

Si par malheur vous ne parvenez pas à faire rebondir votre projectile, votre navire stellaire explose et vous perdez une de vos trois précieuses vies (et à l’époque une pièce de cinq Francs).

Très peu de musique résonne dans ce jeu en dehors de la petite mélodie d’intro qui vous restera longtemps dans la tête, cependant les sons nombreux que vous créerez aléatoirement pendant vos parties vous obséderont comme une écoute prolongée de l’intégrale d’Aphex Twin (6) avec un fait-tout Tefal sur la tête.

Mon diagnostic est sonnant et trébuchant (de Noël) : simplicité et efficacité, deux mots pour désigner Arkanoïd. Vous pourrez y jouer au coin du feu avec un peu de dextérité d’une seule main, une pipe dans l’autre, tout en écoutant Eric Zemmour (7) pour mieux représenter l’infâme et sournois Doh.

Bien entendu je vous conseille l’utilisation d’un trackball ou d’une souris pour manipuler votre vaisseau si vous ne possédez pas la borne originale, et si vous vous plaignez d’arriver trop vite au terme de votre nouvel épisode d’Assassin’s creed sur votre console next gen, je vous défie de finir Arkanoïd. Le jeu fut adapté sur bon nombre de machines (8) et une suite fut proposée un an plus tard, permettant ainsi à Doh de se venger direct dans votre face.

A l’année prochaine, soyez sages et jouez bien.

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(1) QUEEN, groupe de rock célèbre interprète en 1986 le tube « a kind of magic » bande originale du film « Highlander »

(2) Désigne un short et non pas un string.

(3) Marque célèbre d’ustensiles ménagers, ne pas confondre avec teufeur : hippie dansant dans la boue.

(4) On ignore si le fameux tic verbal d’Homer Simpson est un hommage à ce jeu.

(5) Oui, Tron est un film culte.

(6) Musique de vieux jeunes teufeurs.

(7) Célèbre polémiste et autres rimes en istes.

(8) Mais surtout sur AMIGA, merci.

La rétrographie du Dr Gordon. Épisode 1 : Wonderboy

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Bienvenue pour cette première rétrographie qui sera peut-être la dernière, à moins que l’Académie Française ne retire sa future plainte pour ce mot inexistant, mais qui évoquera pour vous le bonheur d’un voyage dans le passé ou une séance en slip-chaussettes chez votre médecin de famille.

Aujourd’hui j’ai décidé de vous transporter en 1986 grâce à ma Gordon Cab (1) et de rétrographier le jeu le plus scandaleux de toute l’histoire du jeu vidéo : Wonderboy (le garçon merveilleux), tout un programme !

Tandis que la plupart d’entre vous n’étaient pas encore nés, je rêvais avec mes yeux d’enfant devant cette machine d’arcade en m’imaginant suffisamment grand et riche pour glisser une pièce de cinq Francs (2) dans la fente et pénétrer cet univers riche en couleurs et tellement excitant. Peine perdue, j’étais toutefois suffisamment pauvre pour regarder les plus fortunés jouer, et ça, ça n’a pas de prix, car, sous mes yeux défilaient des paysages dignes des dessins animés de Récré A2 (3).

Wonder-Boy-Stage-1Lorsque les joueurs partaient enfin ; je pouvais, par la seule force de mon imagination débordante, manipuler le stick et diriger le personnage sur fond de « game over » clignotant. Pardonnez cet instant nostalgique, place à la revanche de l’adulte.

Sur le papier, ce jeu de SEGA nous propose de participer aux aventures d’un certain Tom-Tom, homme des cavernes de son état, bien décidé à libérer sa colocataire des cavernes, Tanya, prisonnière d’un monstre sûrement dégueulasse.

Dans la réalité que les pixels nous offre, je dois, avec mon bâton de joie, diriger un petit garçon blondinet vêtu d’une simple couche-culotte comme unique fierté. J’assiste impuissant à la fugue d’un enfant fragile dans un territoire hostile, parti accomplir une sorte de Jihad pour retrouver sa copine qui n’a certainement pas la majorité sexuelle mais déjà les cheveux verts façon Punk. Bravo les parents.

Ce petit garçon est frénétique ou hyperactif, voire drogué (4) : même à l’arrêt il court sur place ! ajoutant du stress à notre périple. SEGA sait y faire. Heureusement, en cassant un œuf (de drogue ?), notre cher petit ami peut désormais se défendre en envoyant des petites haches en silex taillées sur pixels, dans la face de dangereux ennemis comme : des abeilles, des escargots, des oiseaux, des poulpes, des femmes-totems bleues et toute une ménagerie daltonienne…

S’il ne perd pas son privilège de défense en se faisant simplement effleurer par tous ces obstacles, le petit blond pourra à nouveau casser un œuf (de drogue ?) et évoluer directement du statut d’à peine homo sapiens Erectus, à celui d’ado en skate, n’en déplaise à Darwin (5).

89304-Wonder_Boy_(USA,_Europe)-3Le skate est rapide et fun mais il n’impressionne pas les rochers roulants ni les nuages ascenseurs, qui lui rappelleront bien vite qu’il n’est qu’un enfant en slip. Enfant qui, après son troisième œuf entamé, pourra voir voler une gentille fée autour de lui, le rendant insensible à la douleur (cherchez l’allusion !)

Le simple fait de passer des heures à progresser dans les nombreux tableaux sous terrains ou extérieurs, tout en donnant de l’argent à chaque partie à sa PSB (pourtant dépourvue de fente) ; est la preuve que ce jeu fut conçu par d’anciens trafiquants des Cartels Colombiens dont les excès de substances illicites ont bridés leurs yeux pour mieux se fondre dans la maison SEGA.

Mon diagnostic est donc sans appel : ce jeu est dangereusement addictif, terriblement stressant, d’un goût douteux et excitant, il est ainsi parfait pour nous, les vieux, adeptes du rétro ; mais également pour les jeunes, lassés de regarder les protagonistes de Secret Story coincés dans des décors statiques en HD.

(1) Merveilleux modèle unique de borne PSB, unique et réservée au Dr Gordon

(2) Ancienne valeur monétaire de l’ancien monde

(3) Emission jeunesse phare des années 70 à 80

(4) Personne en difficulté, dont l’exemple est à ne pas suivre

(5) Théoricien de l’évolution, grâce à lui l’homme descend du singe (les pauvres)

Un petit point sur le concours PSB !

Bonjour les amis !

Comme vous le savez, PSB organise un concours pour gagner un Bartop aux couleurs de Retours vers le futur, c’est le modèle  » Bartop Classic » d’une valeur de 950 € ! Depuis quelques semaines, nous tirons au sort, au travers de différents  » events » des personnes qui se qualifient pour le grand tirage au sort final !

Hier, lors de notre tournoi Mario Kart 8, nous avons désignés 2 gagnants qui rejoignent les 3 tirés au sort précédemment. 

Les 5 qualifiés pour le moment sont :

– Teddy Ayme via la page Facebook

– JohnatanJO via Twitter

– Calista Jackson via Facebook

– Marty Mc Fly via le tournoi Mario Kart 8

– Thibaud Constantin via le tournoi Mario Kart 8

Le tirage au sort final regroupera 20 qualifiés. A partir du moment où la page Facebook aura atteint les 500  » J’aime », il y aura un tirage au sort par semaine, plus bien sûr, quelques évènements spéciaux.

Bonne journée !

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