Nintendo Switch : Un succès à double tranchant ? ( Wii effect)

Depuis sa sortie en mars dernier, la Nintendo Switch rencontre un succès retentissant ! Les fêtes de fin d’année devraient confirmer cette tendance, et la distribution s’attend déjà à un phénomène de pénurie.

Les éditeurs tiers, toujours très frileux vis à vis de Nintendo commencent à pointer le bout de leur nez, et les portages de jeux commencent à affluer.

téléchargement (1)Les portages … phénomène apparu il y a quelque années. L’idée et de proposer des jeux « améliorés » ( Pas toujours …) sur une console de dernière génération. Si ces sorties décalées permettent aux joueurs de pouvoir jouer à des jeux qu’ils ont pu rater sur la génération précédente, c’est aussi un excellent moyen pour les éditeurs de proposer un jeu à faible coût et de ce fait générer facilement de jolis bénéfices. Pour en revenir à la Switch, le format de la console est parfait pour proposer moult jeux sortis sur les générations précédentes, car l’argument premier, c’est que le joueur peut emmener son jeu partout ! Skyrim et L.A. Noir viennent d’arriver sur Switch, ces jeux restent bien sûr d’excellents jeux, mais sortis en 2013 … Et surtout, les tarifs ! Alors qu’il est possible de se procurer Skyrim sur PS4 dans sa dernière édition à moins de 20€, il faut compter 30€ de plus pour la version Switch …

Si les jeux restent bons, pourquoi pas après tout … Mais la semaine dernière est arrivé sur Switch l’excellent RIME ! Sorti sur PS4/One et PC au printemps dernier, un jeu lumineux, inspiré par ICO, une ambiance solide, …. Il a eu son petit succès critique et commercial. Le studio, à l’époque, a annoncé une version Switch, qui était sensée sortir plus tard afin de proposer aux joueurs un portage de qualité. Possédant une Switch et séduit par l’idée de pouvoir emmener le jeu partout, j’ai donc décidé d’attendre cette version …

RiME-Switch-Screenshot-01_preview

Le jeu est donc sorti, et c’est une catastrophe ! Une fluidité aux fraises rendant le gameplay insupportable ! un mode portable à la résolution catastrophique faisant perdre au jeu ses qualités visuelles et immersives, … Une vraie catastrophe !

RIME n’étant pas un jeu AAA demandant des ressources dingues. Quand on voit ce que pas mal de studios indés arrivent à proposer sur Switch, j’en conclus que la sortie de RIME sur Switch, pile poil avant Noël, est une solution malhonnête de la part de Tequila Games pour générer du fric facilement sur un jeu très attendu dans la communauté Nintendo. Je me demande aussi comment ce jeu a t’il pu être validé par Nintendo !

Le cas Rime me touche parce que le jeu est très bon à la base , et il collait parfaitement à la philosophie de la Switch, c’est un véritable gâchis !

Voilà, c’est mon petit coup de gueule de la semaine ! 😉

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TEST : Super Mario Odyssey : Best Mario Ever ?

1498675381251-mario_cappy_largeC’est donc le 27 Octobre dernier que le moustachu le plus célèbre du jeu vidéo a décidé de faire son grand retour sur nos consoles de salon ( Mais pas que, Switch oblige …) !

Après un Super Mario 3D world sur Wii U, beaucoup critiqué car trop en marge d’un Mario Galaxy en terme d’histoire, trop axé multijoueur, … J’avais beaucoup aimé cet épisode de Super Mario, il a subi, selon moi, la mauvaise presse qu’avait la Wii U à l’époque. Et pour beaucoup, il s’agissait d’une version  » plus » de Mario 3D Land sorti quelques mois auparavant sur 3DS. Donc Nintendo se devait de revenir fort avec un Mario épique, et offrir aux joueurs de la plateforme et une bonne dose d’aventure !

NSwitch_SuperMarioOdyssey_01_mediaplayer_largeUn Mario, ce n’est pas la peine de pitcher trop longtemps le scénario … Et ouai ! Peach a été enlevée par Bowser qui souhaite donner un nouvel élan à sa vie et carrément l’épouser ! N’étant pas de cet avis, Mario décide de bouleverser son plan et aidé par un chapeau magique, partent à travers la planète pour sauter dans tous les sens, récupérer des lunes d’énergie et mettre une raclée à son ennemi historique.

Comme avec le dernier Zelda, Nintendo a décidé de briser les codes de sa licence fétiche. Finis les champignons Power Up, les fleurs pour lancer des boules de feu, et surtout, finis les game Over ! Lorsque Mario trébuche, il perd 10 pièces d’or, et basta ! Mais ce n’est pas tout ! Ce jeu n’est pas un « plateformer » pur mais un véritable jeu d’aventure et d’exploration. Le joueur n’est pas récompensé après avoir passé 2 heures à passer un niveau à la difficulté corsée, mais il doit plutôt fouiller les niveaux dans tous les sens et trouver des lunes cachées ou offertes après un petit défi sans grandes difficultés. Oui, Super Mario Odyssey est un jeu facile, sans doute trop facile pour beaucoup ! Mais c’est aussi un jeu extrêmement généreux ! Et là, c’est festival !NSwitch_SuperMarioOdyssey_05_mediaplayer_large (1)

Quand on se lance dans l’aventure, on ne sait plus où donner de la tête ! Entre les costumes à débloquer, les pièces à récolter, on a envie de tout obtenir ! Le contenu est d’une richesse incroyable ! Je n’en dévoilerai pas trop, mais ce sont des heures et des heures de défis qui attendent le joueur ! L’histoire principale peut se boucler, en ligne droite en moins de 10 heures de jeu, mais vraiment, il faut prendre son temps, le jeu fourmille de détails, ce serait trop bête de passer à cotés !

NSwitch_SuperMarioOdyssey_10_mediaplayer_largeLe gameplay ! Comme d’habitude avec Nintendo, c’est un gameplay aux petits oignons ! Cette casquette  » vivante » appelée Cappy offre à Mario une palette de possibilités incroyables ! Non seulement Mario peut prendre le contrôle de certain ennemis, il peut s’en servir pour attaquer, pour accéder à des plateformes cachées, … Cappy, c’est vraiment une idée en béton ! Pour le reste, on se retrouve face à un gameplay qui n’a pas bougé depuis Mario 64, et c’est très bien ! Nintendo conseille de jouer avec les Joycons détachés afin de profiter au mieux du motion gaming. Secouer le joycon pour lancer Cappy est vraiment intuitif. Il est bien sur possible de jouer à la manette pro ou alors avec le joycon grip. La détection de mouvements fonctionne aussi très bien, mais un poil moins pratique.

La technique et le level design ! Le jeu est très beau, coloré, fluide, encore un tour de force de cette petite Switch qui prouve qu’elle en a quand même sous le capot ! On notera tout de même un petit downgrade graphique lorsque l’on passe en mode tablette, le jeu aliase un peu plus, les couleurs semblent moins acidulées, … Mais rien de grave, vraiment ! Et le simple fait de jouer à un jeu de cette qualité sur une console portable, c’est assez ahurissant !

Super-Mario-Odyssey-Xbox360Pour ce qui est du level design, c’est pour moi le gros point noir du jeu ! C’est d’une inégalité incroyable ! Le splendide côtoie le moyen, voir même le pas terrible ! La majorité des mondes est vraiment bien réalisée, mais pour d’autre, on a quand même l’impression qu’ils ont été réalisé avec beaucoup moins d’inspiration ! Mais rassurez vous, rien de catastrophique, les dernières heures de jeu sont vraiment inspirées, et on s’en prend plein la figure ! Autre chose à noter, la quantité de clins d’œils ! Des phases en 2D qui rappellent des souvenirs, le jeu joue aussi pas mal sur la nostalgie, et j’aime beaucoup ! Terminez l’histoire principale, et là, ça devient du fan service plutôt bien foutu ! 🙂

Pour conclure, Mario Odyssey est il le plus grand Mario de tous les temps ? Non ! Mais c’est sans l’ombre d’un doute un très grand jeu qui laissera une trace dans l’histoire du jeu vidéo !

Accessible (trop?? 😉 ) , riche, joli, maniable et surtout, il permet de jouer partout ! Après un Zelda incroyable, Nintendo remet en avant sa licence principale et place Mario au top ! Un véritable coup de jeune ! Mais j’espère que Nintendo proposera à l’avenir des défis supplémentaires à la difficulté corsée pour ravir les fans de jeux de plateforme que nous sommes depuis maintenant plus de 30 ans ! 

Super Mario Odyssey : 9/10

Les + :

  • Un contenu, une générosité incroyable.
  • Un gameplay au top.
  • Techniquement très réussi.
  • La bande son.
  • Bourré de nostalgie pour ravir les vieux fans

Les – : 

  • difficulté revue à la baisse.
  • Certain niveaux en déca niveau level design.

 

 

 

 

 

La Gordon Cab Retour vers le futur.

Jordane voulait la borne de ses rêves, on a d’abord réalisé son rêve, et miracle, il ressemble à une borne… Et pas n’importe laquelle ! Découvrez la Gordon cab Retour vers le futur la dernière réalisation de Ramady. 1 mètre 80 de nostalgie, de rêves et de puissance au service du jeu vidéo. Le futur est dans le rétro.
Vous aussi, comme Jordane, faites confiance à PSB.

Comment donner une seconde vie à vos machines avec classe…

Hello les amis !

97696522 Je viens de découvrir les réalisations d’un artiste incroyable ! Il redonne vie à des machines rétro et cultes avec un talent absolument incroyable ! Étant moi même un grand fan de Zelda, je suis bluffé par son travail sur la Nintendo 64 et le GameCube. Véritablement bluffant
!

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Le nom de ce petit génie est Vadu Amka, retrouvez toutes ses réalisations, plus impressionnates les une que les autres sur son site web www.vaduamka.com.

La rétrographie du Dr Gordon. Épisode 1 : Wonderboy

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Bienvenue pour cette première rétrographie qui sera peut-être la dernière, à moins que l’Académie Française ne retire sa future plainte pour ce mot inexistant, mais qui évoquera pour vous le bonheur d’un voyage dans le passé ou une séance en slip-chaussettes chez votre médecin de famille.

Aujourd’hui j’ai décidé de vous transporter en 1986 grâce à ma Gordon Cab (1) et de rétrographier le jeu le plus scandaleux de toute l’histoire du jeu vidéo : Wonderboy (le garçon merveilleux), tout un programme !

Tandis que la plupart d’entre vous n’étaient pas encore nés, je rêvais avec mes yeux d’enfant devant cette machine d’arcade en m’imaginant suffisamment grand et riche pour glisser une pièce de cinq Francs (2) dans la fente et pénétrer cet univers riche en couleurs et tellement excitant. Peine perdue, j’étais toutefois suffisamment pauvre pour regarder les plus fortunés jouer, et ça, ça n’a pas de prix, car, sous mes yeux défilaient des paysages dignes des dessins animés de Récré A2 (3).

Wonder-Boy-Stage-1Lorsque les joueurs partaient enfin ; je pouvais, par la seule force de mon imagination débordante, manipuler le stick et diriger le personnage sur fond de « game over » clignotant. Pardonnez cet instant nostalgique, place à la revanche de l’adulte.

Sur le papier, ce jeu de SEGA nous propose de participer aux aventures d’un certain Tom-Tom, homme des cavernes de son état, bien décidé à libérer sa colocataire des cavernes, Tanya, prisonnière d’un monstre sûrement dégueulasse.

Dans la réalité que les pixels nous offre, je dois, avec mon bâton de joie, diriger un petit garçon blondinet vêtu d’une simple couche-culotte comme unique fierté. J’assiste impuissant à la fugue d’un enfant fragile dans un territoire hostile, parti accomplir une sorte de Jihad pour retrouver sa copine qui n’a certainement pas la majorité sexuelle mais déjà les cheveux verts façon Punk. Bravo les parents.

Ce petit garçon est frénétique ou hyperactif, voire drogué (4) : même à l’arrêt il court sur place ! ajoutant du stress à notre périple. SEGA sait y faire. Heureusement, en cassant un œuf (de drogue ?), notre cher petit ami peut désormais se défendre en envoyant des petites haches en silex taillées sur pixels, dans la face de dangereux ennemis comme : des abeilles, des escargots, des oiseaux, des poulpes, des femmes-totems bleues et toute une ménagerie daltonienne…

S’il ne perd pas son privilège de défense en se faisant simplement effleurer par tous ces obstacles, le petit blond pourra à nouveau casser un œuf (de drogue ?) et évoluer directement du statut d’à peine homo sapiens Erectus, à celui d’ado en skate, n’en déplaise à Darwin (5).

89304-Wonder_Boy_(USA,_Europe)-3Le skate est rapide et fun mais il n’impressionne pas les rochers roulants ni les nuages ascenseurs, qui lui rappelleront bien vite qu’il n’est qu’un enfant en slip. Enfant qui, après son troisième œuf entamé, pourra voir voler une gentille fée autour de lui, le rendant insensible à la douleur (cherchez l’allusion !)

Le simple fait de passer des heures à progresser dans les nombreux tableaux sous terrains ou extérieurs, tout en donnant de l’argent à chaque partie à sa PSB (pourtant dépourvue de fente) ; est la preuve que ce jeu fut conçu par d’anciens trafiquants des Cartels Colombiens dont les excès de substances illicites ont bridés leurs yeux pour mieux se fondre dans la maison SEGA.

Mon diagnostic est donc sans appel : ce jeu est dangereusement addictif, terriblement stressant, d’un goût douteux et excitant, il est ainsi parfait pour nous, les vieux, adeptes du rétro ; mais également pour les jeunes, lassés de regarder les protagonistes de Secret Story coincés dans des décors statiques en HD.

(1) Merveilleux modèle unique de borne PSB, unique et réservée au Dr Gordon

(2) Ancienne valeur monétaire de l’ancien monde

(3) Emission jeunesse phare des années 70 à 80

(4) Personne en difficulté, dont l’exemple est à ne pas suivre

(5) Théoricien de l’évolution, grâce à lui l’homme descend du singe (les pauvres)